Une nouvelle inédite de Will Self pour commémorer le 11 septembre

«Que la fiction nous dit-elle du 11 septembre ?», se demande la rédaction du Guardian sur son site Internet. Dix ans après les attaques qui frappèrent New York et Washington, le quotidien d’information a demandé à six écrivains de revenir, en nouvelles, sur une «décennie de conflits et de changements».

Par delà la retranscription du choc et l’analyse des répercussions sociales, politiques et psychologiques des attentats du 11 septembre, il semblait important, aux yeux du Guardian, de mesurer aussi leur effet sur notre imaginaire, notre «façon de percevoir le monde». Dans cette perspective, le journal a recueilli les nouvelles de six écrivains, consacrées moins au drame lui-même qu’à ses divers prolongements. Si l’histoire du romancier Geoff Dyer, qui inaugure la série, s’ouvre le matin des évènements, d’autres écrivains ont délibérément choisi de décaler leur regard : ainsi de la pakistanaise Kamila Shamsie, par exemple, qui s’interroge sur la singularité de la souffrance américaine en imaginant les suites d’une coupure de courant à l’autre bout du monde, à Karachi. Quant à Will Self, auteur du Livre de Dave et de No Smoking, il louche, comme souvent, vers l’avenir en se demandant comment la technologie a modifié notre rapport à la réalité. Dans cette nouvelle, à découvrir en version originale sur le site du quotidien, http://www.guardian.co.uk, un psychiatre découvre une pathologie nouvelle dont les symptômes consistent à appréhender son environnement comme s’il s’agissait d’un Ipad.