L'Été du livre de Metz

Littérature et journalisme sont deux domaines connexes qui se mêlent allègrement dans le roman moderne. Fictions axées sur des faits divers et reposant sur un travail d’enquête, reportages tirant vers la littérature... L’Été du livre de Metz, qui croise regards de journalistes et regards d’écrivains, semble la conversion de cette tendance en festival.

La manifestation s’intéresse cette année à l’Amérique : « C’est la première année que nous nous ouvrons à la littérature étrangère, explique Marie-Hélène Caroff, coordinatrice du festival. Notre festival était programmé entre les deux tours de l’élection présidentielle française : comme ce sujet allait de toute façon être largement évoqué, nous l’avons inscrit dans nos thèmes sous l’intitulé "France 2012". Or les élections américaines ont lieu en même temps, ce qui se traduit en publications. Et nous avons pensé à croiser ces regards français et américains. »

Aidés par Francis Geffard fondateur du Festival America et Olivier Cohen fondateur des éditions de l’Olivier, les organisateurs ont pu inviter de nombreux auteurs américains, parmi lesquels Tom Franklin Le Retour de Silas Jones, éd. Albin Michel, le jeune Justin Torres Vie animale, éd. de l’Olivier, et Daniel Mendelsohn Si beau, si fragile, éd. Flammarion. Ces auteurs discuteront avec des essayistes français : le 27 avril à 11 heures, « Terres américaines », où Tom Franklin, Benjamin Percy et Jon Raymond rencontreront la journaliste Sylvie Brieu, qui a écrit sur les Indiens du continent américain dans Quand s’élèvent nos voix éd. Albin Michel. De nombreux écrivains français, choisis pour leur américanophilie, seront présents, tels Lydie Salvayre, qui s’intéresse à Jimi Hendrix dans Hymne éd. du Seuil, ou le jeune auteur de thriller Aurélien Molas Les Fantômes du delta, éd. Albin Michel... S’y ajouteront des journalistes de premier plan : Jean Quatremer, Jean-François Kahn, Dominique Simonnet... Enfin, pour sceller l’alliance entre journalistes et écrivains, le festival célébrera un auteur qui se plaisait à associer les deux genres : Hunter S. Thompson, l’inventeur du « gonzo journalisme ». Il sera fêté, comme il se doit, en boissons - un « apéro Thompson » est prévu le 28 avril, avec les éditions Tristram, qui font paraître ses Nouveaux commentaires sur la mort du rêve américain - et en musique, puisqu’à cette occasion le chanteur Rodophe Burger se livrera à une lecture suivie d’un concert.

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