Anatole France et l'ami saturnien

Anatole France et l'ami saturnien

D'abord disciple des Parnassiens, l'auteur des Dieux ont soif a entretenu avec Verlaine une relation qui mêle admiration et réticences. Le poète hante ses récits et lui inspirera plusieurs personnages.

Une histoire littéraire toute faite a gardé en mémoire une péripétie malheureuse : le jeune Anatole France, en 1875, est l'un des jurés du Parnasse contemporain, alors le Graal des poètes, aux côtés de Théodore de Banville et de François Coppée. Il refuse les vers de Verlaine (bientôt repris dans Sagesse), qu'il trouve mauvais, et s'appuie, pour les écarter, sur la réputation sulfureuse de leur auteur. Cette erreur pendable n'épuise pas pourtant, loin de là, la riche relation qu'entretenaient les deux écrivains. Nés la même année, ils se connurent vers 1865 dans les salons bohèmes du second Empire et sur les bancs du Parnasse. France avait même, en 1867, dans Le Chas ...

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