Baudelaire : « Ils me font une peur de chien »

Baudelaire : « Ils me font une peur de chien »

La génération des poètes de 1860, dont fait partie Verlaine, se réclame sans cesse de l'auteur des Fleurs du Mal. Pourtant, ce dernier juge plutôt sévèrement les productions de « ces jeunes gens ».

Début mars 1866. Baudelaire est à Bruxelles depuis bientôt deux ans. Il avait quitté Paris dans l'espoir de faire quelques conférences - sur Delacroix, sur Gautier, sur Les Paradis artificiels - et de trouver un éditeur pour ses oeuvres complètes - pourquoi pas Lacroix et Verboeckhoven, l'éditeur de Victor Hugo ? Il travaille de plus en plus difficilement, essaie de faire avancer ses poèmes en prose, dont quelques-uns paraissent encore dans la Revue de Paris, et fait pousser de nouvelles Fleurs du Mal, qui, jointes par Poulet-Malassis aux pièces condamnées en 1857, paraissent sous le titre, qui sent le naufrage, Les Épaves, « À l'Enseigne du Coq », à Am ...

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