Avant on ne disait pas les humains font ceci ou cela mais on disait les Hommes l’homme de Néandertal on disait il y a tant d’hommes sur la planète tant d’hommes dans tel pays que les hommes sont des mammifères hommes d’état grand homme brave homme homme à femmes
Sophie Braganti "Avant on ne disait pas[...]"
Ils étaient cinq en lice pour le Goncourt du premier roman. C’est Laurent Binet, qui a été récompensé mardi 2 mars pour son livre au titre énigmatique, HHhH. Initialement tiré à 10500 exemplaires, l’ouvrage vient d’être réimprimé à 6000.
Juste avant le crépuscule, dernière livraison du prolifique roi de l’épouvante, sortira le 3 mars, simultanément en librairie et sur Internet. La version numérique sera 10% moins chère que la version papier. De quoi faire frissonner les libraires ?
L’écrivain dirigera une collection consacrée aux littératures du Maghreb chez l’éditeur de polars Après la lune.
La réédition d’un roman du journaliste d’extrême droite François Brigneau provoque la colère des auteurs de Baleine, maison d’édition traditionnellement ancrée à gauche. Face à la pétition qui circule, l’éditeur se défend comme il peut, et le monde du polar s’agite autour de cette polémique qui ne fait que commencer.
L’auteur de la saga Harry Potter se défend contre les accusations de plagiat lancées à son encontre par les ayants droit d’un écrivain peu connu.
Sans surprise, la dernière enquête de Florence Aubenas, Le Quai de Ouistreham (éd. l’Olivier) accède directement à la première place des ventes de livres cette semaine.
Selon la loi Lang, adoptée en 1981, le prix d’un livre est unique en France, et ce quel que soit son point de vente. Curieusement, une étude GFK, rapportée par livreshebdo.fr, révèle que 83% des Français l’ignorent. Pour eux, Internet apparaît comme le réseau le moins cher, tandis que la librairie passe pour le plus cher. Cette idée reçue s’explique sans doute par la remise de 5% systématiquement pratiquée par voie numérique. La livraison gratuite (proposée notamment par amazon.fr et fnac.com) n’y est pas non plus étrangère.
Le développement du e-book ne devrait pas contribuer à clarifier le situation : non soumis à la loi Lang, malgré les demandes réitérées des professionnels du secteur, le livre numérique imposera-t-il une concurrence déloyale ? Toujours d’après l’étude GFK, la question n'est pas encore d'actualité. En effet, si 61 % des Français se disent susceptibles de lire un livre au format électronique, 97 % d’entre eux attendent de la révolution numérique un gain significatif. Ils évaluent à 7 euros le prix moyen d’un nouveau roman en format numérique, à 4 euros celui d’un roman sorti il y a plus d’un an, et à 4,5 euros le prix d’une BD. Considérant les prix actuellement pratiqués, on est encore loin du compte...
«Je m’étais dit que si le film rapportait de l’argent, j’écrirais un livre», avait confié James Cameron au Wall Street Journal. Entre temps, Avatar est devenu le film le plus lucratif de toute l’histoire du cinéma (juste devant Titanic), et l’heureux réalisateur doit maintenant tenir sa promesse.
René Descartes est officiellement mort d’une pneumonie le 11 février 1650 en Suède. Un universitaire allemand, Theodor Ebert, remet en cause cette version dans un livre, non traduit en français, Der rätselhafte Tod des René Descartes (« La mort mystérieuse de René Descartes »). Il a fouillé les archives de Stokholm et de Paris et a retrouvé des lettres ou des journaux des témoins qui ont assisté à l’agonie du philosophe. Il montre que brutalement Descartes a été atteint de vertiges, coliques, frissons, vomissements, chaleur, sang dans les urines… des symptômes d’empoisonnement à l’arsenic et non ceux d’une pneumonie. Le médecin Van Wullen, dans une lettre à la reine Christine de Suède, a fait part de ses doutes. Elle lui a demandé de ne pas divulguer ces informations. Mêmes interrogations dans une lettre du valet de Descartes, Henri Schluter. Autre témoin, Adrien Baillet, le professeur de grec de la reine, consigne dans son journal que la mort du philosophe « est bien mystérieuse ». Après huit jours d’agonie, le philosophe a demandé une mixture afin de provoquer un vomissement. Pour Ebert, pas de doute : « Quelle conclusion en tirer sinon que le philosophe, qui connaissait bien la médecine de son temps, croyait avoir été empoisonné ? »
La version officielle a été rapportée par Pierre Chanut, ambassadeur de France à Stockholm, dans sa lettre à la princesse Elisabeth de Bohème du 19 février 1650, et répétée depuis.
Ebert met fin à la légende de la mort du philosophe selon laquelle Descartes n’aurait pas supporté de se lever tôt le matin pour aller donner des cours à la reine dès 5 heures dans une pièce glaciale des mois durant et en serait mort. Pas du tout, il aurait été assassiné.
Et Theodor Ebert va plus loin : il accuse un prêtre, François Viogué, d’en être l’instigateur. Viogué s’était donné la mission de convertir la reine au catholicisme et considérait Descartes comme un obstacle. «Viogué est convaincu que la métaphysique de Descartes est incompatible avec la théologie catholique de la transsubstantiation - de la présence physique du corps du Christ dans l’hostie - et que sa métaphysique s’accorde beaucoup mieux avec l’“hérésie“ calviniste», explique le chercheur allemand. C’est ce qui ressort clairement de ses lettres à Claude Clerselier de 1654. Autre fait significatif, Viogué n’a pas voulu donner l’extrême onction à Descartes sur son lit de mort. Il voulait «l’envoyer en enfer», conclut Ebert.
Cette hypothèse sur la mort de Descartes n’est pas à proprement parlé une anecdote. Certes, elle ne change rien à la philosophie de la méthode ni au cogito. Mais elle donne un éclairage sur le contexte dans lequel évoluait le philosophe du XVIIe siècle : la peur, voire la haine, de la philosophie, le rôle de l’Eglise qui, sur les terres suédoises, se sent menacée, le combat contre le protestantisme coûte que coûte jusqu’à tuer un éventuel opposant. De plus, on raconte dans les livres d’histoire depuis 360 ans que Descartes, petite nature, n’aurait pas supporté le climat vigoureux de Stokholm. Il était temps que Theodor Ebert lui rende justice.
Supercalifragilisticexpialidocious ! Vous ne rêvez pas Mary Poppins fait son grand retour. La dernière édition française de Mary Poppins Comes Back chez Hachette, datait de 1964. Les Éditions du Rocher ont fait paraître le 11 février, une nouvelle traduction du deuxième tome des aventures de la fantastique nounou créée par Pamela Lyndon Travers en 1933. De la super nanny mi-fée mi-sorcière, on ne connaît bien souvent que la version édulcorée de Walt Disney. Et c’est bien dommage… Le personnage est autrement plus dense et plus complexe que la nounou campée par Julie Andrews, parachutée dans les foyers en 1964. Et le succès international du film n’a d’égal que l’engouement suscité par les six tomes parus en Angleterre entre 1933 et 1988, et très vite devenus des best-sellers. Son auteur, australienne d’origine irlandaise, pétrie de contes ésotériques et de poésie celtique, rappelait d’ailleurs qu’elle n’avait certes pas écrit ces livres pour un public d’enfants. Le premier tome des aventures de la gouvernante au parapluie avait été traduit en France peu après sa parution outre-Manche en 1934 chez Desclée de Brouwer. Puis c’est Hachette qui s’était emparé du phénomène et s’était associé au traducteur Vladimir Volkoff en 1964. Mais depuis longtemps, le deuxième volume était introuvable en librairie. Les Éditions du Rocher ont donc comblé ce manque puisque Le Retour de Mary Poppins est disponible depuis le 11 févier. L’histoire de ce deuxième tome ? Un coup de vent et hop ! Mary s’envole loin de chez les Banks, 17 allée des Cerisiers. Au grand damne de la discipline qui régnait dans le foyer. À bout de nerfs, Mme Banks envoie Jane et Michael jouer au cerf-volant dans le parc. Mary Poppins saisit le véhicule au vol pour redescendre de son nuage et, comme si de rien n’était, reprend ses quartiers chez les Banks. Et de nouveaux mondes parallèles ouvrent leurs portes… Où les enfants se retrouvent coincés dans des compotiers, où le printemps se pare des atours de Noël, où les bébés se souviennent encore de la langue originelle des oiseaux… «Supercali…», c’est comment déjà ?
Le Retour de Mary Poppins de Pamela Lyndon Travers,
traduit de l'anglais par Thierry Beauchamp,
illustrations de Sibylle Delcroix,
Editions du Rocher, 296 p, 15 euros.
En tête du classement Ipsos/Livres Hebdo de la semaine du 8 au 15 février, L’Attrape-cœurs de Jerome David Salinger (éd. Pocket), qui vient de faire l’objet d’une nouvelle réimpression – ce qui porte à 100000 exemplaires le tirage total depuis la mort de l’écrivain américain, le 27 janvier. Côté essais, Elisabeth Badinter profite de la polémique suscitée par Le Conflit. La femme et la mère : elle s’offre la deuxième position. La philosophe, spécialiste des Lumières et des questions de genres, y réfute les discours naturalistes et dénonce l’émergence d’un nouveau modèle qui fait de la maternité le cœur de l’identité féminine. Le bébé devient ainsi «le meilleur allié de la domination masculine», selon ses propres termes. De quoi exciter les commentaires et doper les ventes : paru le 10 février avec un tirage de 40000 exemplaires, l’ouvrage a déjà été réimprimé deux fois et atteint aujourd’hui un tirage total de 85000 exemplaires.
Serge Eyrolles a décidé de mettre fin à son mandat le 24 juin 2010, date de la prochaine assemblée générale du SNE, après dix-neuf ans passés à la tête du syndicat. Agé de 62 ans, il n’effectuera donc pas sa mission jusqu’à son terme prévu en juin 2011. Le magazine professionnel Livres Hebdo rapporte, de la bouche même de Serge Eyrolles, le fondement de cette décision «irrévocable», prise «pour convenances personnelles». Bénévole, difficilement compatible avec son statut de chef d’entreprise et donc chronophage selon lui, la présidence du SNE attend une nouvelle équipe qui se mettra sans doute en place en juin : «Il faut des gens plus jeunes», a reconnu le PDG du groupe d’éditions Eyrolles. De source interne au SNE, il semblerait que l’actuel vice-président et directeur général d’Editis, Alain Kouck, soit pressenti pour lui succéder. Quoi qu’il en soit Serge Eyrolles n’a eu de cesse de rappeler son attachement au Salon du Livre de Paris dont il mènera l’édition 2010 comme prévu.
« NoctamBU » n’est pas seulement un drôle de jeu de mots, c’est aussi le label qui permettra à 31 bibliothèques universitaires d’ouvrir 65 heures ou plus par semaine. Mercredi 17 février, la ministre de l’Enseignement supérieur a profité en effet de son déplacement à l’Université de Paris XIII, à Bobigny, pour présenter son plan pour le renouveau des bibliothèques universitaires. Celui-ci prévoit notamment l’élargissement des horaires d’ouverture : 31 bibliothèques labellisées "NoctamBU" ouvriront plus de 65 heures par semaine en 2010. Un arrêté devrait être publié dans les jours prochains pour contourner l’obstacle à ces nocturnes, en l’occurrence l'impossibilité d'accorder des heures supplémentaires aux personnels. En outre, deux sites de documentation par campus, soit environ 200 bibliothèques, devront rester ouverts jusqu'à 20 heures, voire 22 heures, et ce dès les vacances de printemps. Pour mettre en place ces deux mesures d’extension des horaires, Valérie Pécresse a annoncé un budget d’un million d’euros. Ce projet devrait permettre à la France de rattraper de son retard en la matière : 65 heures d’ouverture est le standard européen pour une bibliothèque universitaire.
Le nouveau joujou d’Apple laisse les bambins de côté, Fisher-Price rattrape le coup. Le 15 janvier dernier Robert Eckert, directeur exécutif de la marque de jouets des 3-6 ans, a dévoilé lors de la Foire internationale du jouet de New York, la nouveauté qui va faire fureur au pied du prochain sapin. L’iXL n’est autre qu’un iPad destiné aux plus jeunes nourris au biberon du numérique. La tablette est compatible Mac et PC, peut se connecter par USB, et est dotée de six fonctions qui n’ont rien à envier aux gadgets des tablettes électroniques de leurs parents : lecteur e-book, album photos, mp3, carnet de notes, logiciel de dessin et jeux vidéos. L’objet se présente comme un livre doté d’un écran tactile accompagné d’un stylet, et représente le plus gros investissement de la filiale de Mattel pour l’année 2010 : « De tous les jouets que nous avons présentés au Salon, cette année, j'ai mon favori - le iXL, un petit appareil six en un pour les enfants non encore scolarisés. [...] Nous avons investi plus de recherche et développement dans le iXL que pour tout autre produit de notre lige Fisher-Price 2010, et cela se voit, définitivement », assure Robert Eckert. Le hochet des nouvelles générations sera disponible aux Etats-Unis en juillet prochain pour 80 dollars, à ajouter aux 25 du cédérom d’accompagnement.
Entre autres partenaires, Étonnants Voyageurs s’associe au musée du Montparnasse qui présente l’exposition «Haïti, 500 ans d’histoire» dans le cadre de l’Opération «Haïti quartier général».
Le prix Louis Guilloux a été décerné le 10 février à Ananda Devi pour son roman Le Sari Vert. Doté de 10000 euros, il sera remis à la romancière le 5 mars prochain à Saint-Brieuc. Créé en 1983 à l’initiative du Conseil Général des Côtes d’Armor, le prix Louis Guilloux récompense l’auteur d’un roman ou d’un récit dans la lignée littéraire de l’auteur breton, très soucieux de l’implication de l’écrivain dans le monde. Originaire de l’île Maurice, et déjà lauréate des prix Cinq Continents de la Francophonie et RFO en 2006 pour Eve et ses décombres, Ananda Devi succède à Bernard Chambaz. Le Sari vert, son dixième roman, est construit sur un huis-clos réunissant la fille et la petite-fille d’un vieux médecin autour de son lit de mort. Le dialogue, violent, laisse émerger des éléments troubles du passé, et le ton, acerbe, dénonce la violence envers les femmes. Le jury présidé par le poète Yvon Le Men, remettra le prix à la romancière le 5 mars prochain à la bibliothèque municipale de Saint-Brieuc. Une belle façon d’honorer la mémoire et l’œuvre de Louis Guilloux, auteur du Sang noir en 1935, et dont Albert Camus disait qu’il « ne flatt[ait] ni ne mépris[ait] le peuple dont il parl[ait] » et « lui restitu[ait] la grandeur qu’on ne [peut] lui arracher, celle de la vérité ».
La fameuse librairie américaine située avenue de l’Opéra (Paris, IIe) rouvrira prochainement ses portes. Mise en liquidation en juin dernier, elle est désormais la propriété d’un entrepreneur privé, Farock Sharifi.
Il fallait bien un monument de la littérature française pour la représenter. Qui d’autre que Victor Hugo pouvait donner son nom aux centres et instituts français à l’étranger ? «Jeune homme on te maudit, on t’adore vieillard!», écrivait Hugo dans Les Rayons et les Ombres. Disparu, on t’honore, aurait-il ajouté. Le réseau culturel français manquait d’un nom fédérateur à l’instar des «Goethe Institut» allemands, «Instituto Cervantes» espagnols, «Instituto Camoes» portugais, «Società Dante Alighieri» italiens ou «Confucius Institute» chinois. Le titre d’«Institut français», retenu un temps, ayant été abandonné, un projet de grande agence française avait été évoqué lors de la remise du rapport Poivre d’Arvor/Wagner à Christine Albanel en mars 2009. Le Parlement français, discutant actuellement le projet de loi, devrait trancher en faveur de l’appellation «Agence Victor Hugo» pour désigner les centres culturels français. La France compte en effet 135 centres et instituts rattachés au Ministère des Affaires étrangères dans 160 pays, ainsi que 1000 Alliances françaises. Entre autres rôles de cette nouvelle agence, qui se substituera à l’association Cultures France : mettre l’accent sur la formation des personnels dans le domaine de la langue et des savoirs.
C’est avec force démonstrations que le président d’Apple, Steve Jobs, a présenté la nouvelle tablette tant attendue. Multifonction, elle est notamment destinée aux livres numériques. La conférence, qui s’est tenue le mercredi 27 janvier à San Francisco, a été retransmise par l’ensemble des médias internationaux.
Le mystère continue de planer sur la conférence qui se tient ce soir, mercredi 27 janvier, pour le lancement de la nouvelle tablette d’Apple. Que va donc sortir Steve Jobs de son chapeau ? Même le nom de ce nouveau bijou technologique reste inconnu.
Pour la première fois, un éditeur (en l'occurrence le très rock Diable Vauvert) propose une application Iphone dédiée à son catalogue. Avec cette plateforme à télécharger gratuitement via l'Appstore d'Apple, il sera maintenant possible de recevoir les dernières nouvelles et de consulter le catalogue de la maison d’édition. La fonction de géolocalisation permettra également de trouver la librairie la plus proche. En plus des contenus audio et vidéo, l’application offrira des textes en lecture gratuite. En ce moment, Ipod, le dernier roman de Douglas Coupland, en intégralité. Voir la vidéo de démonstration
Le rêve entouré d'eau de Bernard Chapuis gagne le prix des Deux Magots dans un scrutin très serré.
Yannick Haenel invoque le «nécessaire recours à la fiction» (Le Monde du 26 janvier) en réponse à Claude Lanzmann, le réalisateur de Shoah, qui l’accuse de «falsification de l’histoire» (Marianne du 23 janvier). Retour sur les enjeux de la polémique.
Exilé d’Haïti il y a trente ans, Dany Laferrière était dans son pays d’origine au moment du séisme, le 12 janvier. Depuis, l’écrivain ne quitte pas la scène médiatique.
Le consensus n’est pas au rendez-vous de cette année anniversaire entre les organisateurs du Salon du livre et les maisons d’éditions. Après Hachette, qui a choisi de réduire son espace de présentation, c’est le groupe Bayard, qui annonce son désistement. Les raisons avancées? Emplacements trop onéreux ; simultanéité de la Foire internationale du livre de jeunesse de Bologne du 23 au 26 mars où Bayard représente la plus grosse délégation française, et du salon «Notre temps», également porte de Versailles du 25 au 27 mars. En réalité, la nouvelle politique annoncée par Reed Expositions fait des remous. Là où la plupart des maisons d’éditions souhaiteraient pouvoir utiliser le salon davantage comme un espace exigeant en matière de littérature et comme un tremplin littéraire, celui-ci tend de plus en plus, selon les éditeurs, à devenir “une immense foire du livre”. Les organisateurs du salon se félicitent de la bonne santé économique de la manifestation qui, entre 2008 et 2009, affiche une hausse de sa fréquentation de 20%. Un chiffre qui conforte le concept d’une gigantesque et attrayante librairie, Le rendez-vous des « stars » de la littérature. Et de fait, la liste des invités est prestigieuse…
Lire notre article sur les auteurs invités au Salon du livre de Paris.
La liste des têtes d’affiche est longue au générique du feuilleton Salon du Livre de Paris cette année. Trente ans, ça se fête ! Et si certaines maisons d’éditions ont choisi de bouder la manifestation, ce n’est pas le cas de personnalités littéraires de renom. Trois fois trente auteurs pour fêter le trentenaire du Salon du Livre de Paris. C’est le panel de choix que pourront rencontrer les visiteurs cette année, visiteurs que l’on attend toujours plus nombreux après le constat d’une augmentation de 20% de la fréquentation entre 2008 et 2009. La liste, publiée le 21 janvier, comprend trente auteurs français, et trente auteurs étrangers sélectionnés par un jury composé de représentants des partenaires officiels du Salon. Enfin le Centre National du Livre (CNL) a choisi une troisième trentaine d’auteurs francophones.
Parmi les auteurs les plus attendus cette année : Frédéric Beigbeder, Emmanuel Carrère, Marie Darrieussecq, Philippe Delerm, Marie Desplechin, Annie Ernaux, Alain Mabanckou, Véronique Ovaldé, Stéphane Audeguy, Mathias Enard, Christian Garcin, Linda Lê, Marie NDiaye, Jacques Roubaud, Lydie Salvayre,
et parmi les auteurs étrangers : Paul Auster (USA), Bernardo Carvalho (Brésil), Umberto Eco (Italie), Yasmina Khadra (Algérie), Andreï Kourkov (Ukraine), Dany Laferrière (Canada), Amélie Nothomb (Belgique), Salman Rushdie (Royaume-Uni), Luis Sepulveda (Chili), Jorge Volpi (Mexique)…
Les murs s’effondrent et les écrivains ne tarissent pas de mots pour dire la catastrophe et raconter l’île. Entre autres textes édités ou réédités, la publication de Haïti : l’insuportable souffrance, de l’Américain Randall Robinson, est avancée au 18 février. Retour sur l’abondante bibliographie autour d’un pays meurtri.
Le contexte appelle le commentaire et, face à la catastrophe, les préfaces actualisent leur propos. L’écrivain, avocat et activiste américain Randall Robinson, proche de l’ancien président haïtien Jean-Bertrand Aristide, livre un document coup de poing avec Haïti : l’insupportable souffrance, paru aux Etats-Unis en 2007. L’ouvrage sort en France de manière anticipée le 18 février, chez Alphée-Jean-Paul Bertrand, préfacé par Claude Ribbe, directeur de la collection «Ethiopica» dont fait partie l’ouvrage. Est également annoncé pour mars chez Philippe Rey, l’ouvrage de Louis-Philippe Dalembert et Lyonel Trouillot sur La littérature haïtienne aujourd’hui. Et si la littérature ne peut seule rendre compte de la situation du pays sinistré, nombre de livres ont, en outre été publiés en France sur l’histoire, la culture, la situation économique et politique de Haïti chez L’Harmattan, Maisonneuve et Larose ou encore Karthala, éditeur français de référence en histoire, géographie, anthropologie et géopolitique.
À redécouvrir aussi chez les éditeurs spécialisés :
Michel-Etienne Descourtilz, Un naturaliste en Haïti aux côtés de Toussaint Louverture, Cartouche, 2009
François Blancpain, Haïti et la République dominicaine, Ibis rouge, 2008
Jean-François Brière, Haïti et la France (1804-1848) : le rêve brisé, Karthala, 2008