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Auteur

Par Catherine Clément

 

Notes

(1) Tristes tropiques, édition originale, éd. Plon, 1955, p. 62.

(2) Ibid., p. 61.

(3) L’Homme nu, éd. Plon, 1971, p. 587.

(4) Les Structures élémentaires de la parenté, éd. Mouton, 1949, rééd. Maison des sciences de l’homme, 1969, p.569.

(5) Anthropologie structurale, tome I, Magie et Religion, L’Efficacité symbolique, éd. Plon, 1958, p. 223.

(6) Ibid., Magie et Religion, La structure des mythes, p. 255.

(7) L’Homme nu, op. cit., p. 621.

(8) Op. cit., p. 479.

(9) Le Regard éloigné, éd. Plon, 1983, p. 374.

(10) Ibid., p. 375.

(11) La Pensée sauvage, éd. Plon, 1962, p. 339.

(12) Ibid., p. 348.

(13) L’Homme nu, op. cit., p. 570.

(14) Toutes ces citations p. 572-573.

 

La grande aventure de l'esprit

En 1933, Claude Lévi-Strauss découvre l’ethnographie en lisant Primitive Society de R.H. Lowie. Un tournant dans la vie du jeune agrégé de philosophie. L’année suivante, un poste de professeur au Brésil s’offre à lui : le début d’une trajectoire intellectuelle unique.

Il était une fois un jeune homme qui ne savait pas trop quoi faire de sa vie. Élevé dans une famille où l’art était l’objet d’un véritable culte, fils d’un père portraitiste, il avait tous les dons. Il aurait pu devenir photographe, comme le prouvent les admirables clichés qu’il prit pendant ses expéditions, la plupart rassemblés dans Saudades do Brasil (éd. Omnibus, 1994). Il aurait pu devenir décorateur de théâtre, puisqu’il dessina les décors d’un opéra composé par son ami René Leibowitz, dont l’entreprise resta inaboutie. Auteur d’un Cinna qu’il affirme avoir égaré mais dont il raconte l’intrigue détaillée à la fin de Tristes tropiques, il aurait pu devenir un auteur dramatique. Formé au solfège, capable d’écrire un éblouissant commentaire sur le Boléro de Ravel, il releva chez les Nambikwara et les Tupi-Kawahib des musiques transcrites après-coup par le compositeur Betsy Jolas... Et qui furent perdues dans un taxi par un éditeur auquel il n’a pas pardonné. Commençant dès l’enfance de petites collections, il devint un collectionneur avisé pendant son exil new-yorkais, et c’est une passion qui ne s’est jamais éteinte. D’abord artiste.

Attentif à l’observation de la nature, aimant à contempler un paysage rocheux en y repérant les lignes de fracture - véritables vigies du passage des siècles -, le jeune homme incertain suivit les conseils d’André Cresson, célèbre auteur de manuels, son professeur de philosophie en classe de première supérieure. Il fit du droit. Et de la philosophie, mais sans passion ; la philosophie universitaire de l’époque se contemplait le nombril en jouant à saute-mouton avec les systèmes. À Mont-de-Marsan, il fut pourtant un agrégé heureux mais, dès l’année suivante, nommé à Laon, il se vit condamné à la répétition et il se révolta. Jamais plus de philosophie !

Que faire ? Il avait eu une révélation en lisant, avant sa traduction en français, Primitive Society, de l’Américain Robert H. Lowie. Il serait ethnographe. Comment ? Mystère. Là-dessus, on lui proposa tout à trac de partir enseigner la sociologie à São Paulo. Il en profiterait pour étudier les Indiens dans les faubourgs, allez. C’est ainsi qu’en 1934 commença dans la vie de Claude Lévi-Strauss « la grande aventure de l’esprit ».

Pour un étudiant des années 1930, il avait des idées avancées qui se ramènent toutes à la géologie. Parce qu’il se conçoit comme un archéologue, Freud tel que le lisait le jeune Lévi-Strauss fouille les ruines d’un paysage psychique incompréhensible au premier abord. Et Marx, qu’il lut à 17 ans, construit des modèles sociaux qu’il faut confronter au réel. Géologie, psychanalyse, marxisme, « tous trois démontrent que comprendre consiste à réduire un type de réalité à un autre ; que la réalité la plus vraie n’est jamais la plus manifeste ; et que la nature du vrai transparaît déjà dans le soin qu’il met à se dérober(1). » Atteindra-t-on jamais ce vrai qui se dérobe ?

Il est un cas précis où se fait la rencontre. Quand, dans la roche, deux ammonites présentent des involutions inégalement compliquées attestant d’époques différentes, « soudain l’espace et le temps se confondent ; la diversité vivante de l’instant juxtapose et perpétue les âges », écrit-il dans Tristes tropiques (2). L’espace et le temps confondus ? Ce rêve d’unité, il l’aura recherché toute sa vie. Élevé très tôt à l’écoute de Wagner, il sait d’où lui vient ce motif. Pendant le dernier acte de Parsifal, au moment d’un changement de décor, quand le jeune héros s’avance vers le sacré : Du siehst, mein Sohn, zum Raum wird hier die Zeit, lui dit alors son guide - « Tu vois, mon fils, ici le temps se transforme en espace ». Alors le vrai ne se dérobe plus. Hormis de rares moments d’extase semblables à celui que Rousseau relate dans Rêveries d’un promeneur solitaire, l’heureuse confusion de l’espace et du temps n’existe qu’en musique. Mystique ? Oui, par instants. À la fin du dernier volume des Mythologiques, Lévi-Strauss décrit l’étrange bonheur de la musique, qui, dans un temps relativement bref, parvient à réunir l’ordre du sensible et celui de l’intelligible. « La joie musicale, c’est alors celle de l’âme invitée pour une fois à se reconnaître dans le corps(3). » C’est le temps retrouvé qui n’était pas perdu, mais simplement caché par la nature du vrai.

Les sciences de l’homme butent sur la musique, nous dit-il ; on ne peut l’expliquer, mais elle ouvre la voie. Toute l’oeuvre de Lévi-Strauss travaille sur les relations entre le sensible et l’intelligible. L’oeil s’émeut et regarde le sensible : un beau panier amérindien ; une femme Caduveo dont le gracieux visage est peint d’angles et de volutes bleu-noir ; une famille Tupi dont le chef polygame désire ardemment épouser une fillette ; un coucher de soleil transatlantique. Il faut comprendre. Seront intelligibles après un long travail : la vie magique du panier, être animé capable de révolte si on le jette au rebut ; la peau féminine blasonnée de bleu, partagée entre géométrie et arabesques selon des principes sociaux de hiérarchie et de réciprocité ; une famille dont le chef charismatique, pourvu de quatre épouses, prend grand soin d’éduquer et de choyer sa promise de 8 ans. Quant au coucher de soleil, il échappe. Saisi au vol sur le pont d’un bateau, il est l’emblème émouvant de ce qui naît, éclôt et meurt confondu dans l’obscurité de la nuit.

La grande aventure de l’esprit commence à la fin des années 1930 avec l’observation de groupes amérindiens au Mato Grosso et en Amazonie. Caduveo, Bororo, Nambikwara, Tupi-Kawahib : passé l’étonnement du premier regard, l’ethnologue les voit obéir à des structures sociales inconscientes, manifestes dans leurs formes de parenté. En 1949, Les Structures élémentaires de la parenté - sa thèse d’État - utilise la complicité du mathématicien André Weil pour décrypter l’ordre des alliances familiales au moyen de la théorie des ensembles, introduisant l’idée qu’un modèle logico-mathématique permet de comprendre le social. Ainsi conçue, toute parenté apparaît comme un système d’échanges de femmes et de biens matériels, dans lequel Lévi-Strauss voyait à l’époque le clivage entre nature et culture. Mais si dans cette étude, qui fut plus tard l’objet de tant de polémiques, l’esprit échafaude des modèles à partir d’une très complexe réalité, le sensible revient à la fin de l’ouvrage. Avec quel lyrisme ! Car à la différence des biens matériels, les femmes parlent ; et cet échange de signes - ferveur, mystère, affect - oui, cela change tout. « Jusqu’à nos jours, l’humanité a rêvé de saisir et de fixer cet instant fugitif où il fut permis de croire qu’on pouvait ruser avec la loi d’échange, gagner sans perdre, jouir sans partager(4). » Ligne de fuite d’un introuvable paradis.

Avec l’usage des mathématiques, Lévi-Strauss faisait montre d’un appel aux sciences jamais démenti par la suite. Toujours en 1949, travaillant sur des cas de magie chez les Zuni du Nouveau-Mexique, les Kwakiutl de la région de Vancouver et les Cuna du Panamá, il analyse l’étrange pouvoir des mots sur l’organisme, dont Freud fait le support de la cure de psychanalyse. Bien sûr, cela guérit. Et bien sûr, cela tue. Ainsi va l’efficacité symbolique. Comme on le voit aussi sur les champs de bataille ou sous l’effet des bombes, la peur du sort jeté dans le vaudou désorganise le système sympathique, diminue le volume sanguin, fait chuter la tension artérielle, et l’on peut en mourir. À la manière d’un Freud qui n’a jamais renié ses premières conceptions psycho-physiologiques, Lévi-Strauss ne lâche jamais le fil qui relie l’esprit au corps. Dès 1949, sur la foi de recherches suédoises identifiant le rôle des polynucléotides dans les cellules nerveuses, il pressent le substrat biochimique des cures par la parole, qu’il s’agisse de psychanalyse ou de chamanisme. Et il en fait la théorie.

Pendant la cure, les mots des mythes et ceux de la psychanalyse induiraient une transformation organique réorganisant les structures de l’esprit pour l’adapter au trouble qui fait désordre. « L’efficacité symbolique consisterait précisément dans cette "propriété inductrice" que posséderaient, les unes par rapport aux autres, des structures formellement homologues pouvant s’édifier, avec des matériaux différents, aux différents étages du vivant : processus organique, psychisme inconscient, pensée réfléchie(5). » Et il conclut sur la force de la métaphore poétique avec des mots incroyables : « Nous constatons ainsi la valeur de l’intuition de Rimbaud disant qu’elle peut aussi servir à changer le monde. » En 1971, dans Race et culture, sa seconde conférence contre le racisme prononcée à la demande de l’Unesco, il utilise la génétique des populations pour démontrer, avec l’exemple des immunités croisées entre la malaria et la sicklémie en Afrique, que, sur le long terme, la culture peut modifier le patrimoine génétique d’un groupe humain. L’esprit de l’homme peut tout, même cela. Mais son efficace s’inscrit dans une totalité.

«Peut-être découvrirons-nous un jour que la même logique est à l’oeuvre dans la pensée mythique et dans la pensée scientifique(6) », écrit-il en 1955. En 1962, avec La Pensée sauvage, il franchit le pas : oui, la même logique est à l’oeuvre dans toute pensée, qu’elle soit « sauvage », habillée de magie et de mythe, ou bien « civilisée », utilisant la science et ses applications. Présente en Occident avec le bricolage, la pensée sauvage est en tous. L’immense travail des Mythologiques est en route, réparti sur quatre volumes de 1964 à 1971, Le Cru et le Cuit, Du miel aux cendres, L’Origine des manières de table, L’Homme nu. Prenant comme point de départ un mythe bororo, qui raconte l’histoire d’un fils incestueux puni par son père et revenant se venger en démiurge héroïque, Lévi-Strauss parcourt huit cent treize récits de mythes dont certains japonais - une petite excursion. C’est ainsi qu’il développe l’aventure de l’homme amérindien avec les animaux, les femmes, les arbres et les dieux à partir d’un simple geste universel. Allumer le feu.

Ce prodigieux édifice, dont on ne se lasse pas lorsqu’on y est entré, s’achève avec Hamlet, to be or not to be. L’être, l’homme en éprouve la réalité, qui le pousse à vivre ; mais son intuition du non-être lui souffle que n’étant pas présente à l’origine du monde, l’espèce humaine disparaîtra un jour, vouant à l’oubli le sensible de sa vie, « nulle conscience n’étant plus là pour préserver fût-ce le souvenir de ces mouvements éphémères sauf, par quelques traits vite effacés d’un monde au visage désormais impassible, le constat abrogé qu’ils eurent lieu c’est-à-dire rien(7). » Voilà qui rappelle la célèbre fin de Tristes tropiques - « Lorsque l’arc-en-ciel des cultures humaines aura fini de s’abîmer dans le vide creusé par notre fureur, tant que nous serons là et qu’il existera un monde -cette arche ténue qui nous relie à l’inaccessible demeurera, montrant la voie inverse de notre esclavage et dont, à défaut de la parcourir, la contemplation procure à l’homme l’unique faveur qu’il sache mériter(8)... » Contempler un minéral, respirer le parfum d’un lis, échanger un clin d’oeil alourdi avec un chat. Rien qui croise l’humain.

L’indifférence bouddhique que Lévi-Strauss évoque souvent dans ses conversations vient de loin. Dans son bureau, un immense tanka tibétain représentant la déesse Tara surplombe l’espace du travail. Et voici dans son texte les mots-clefs du bouddhisme : rien, contemplation, visage impassible. C’est après la guerre, dans de petits temples paysans à la frontière birmane qu’il découvrit la féminité placide, « comme affranchie du conflit des sexes », des moines bouddhistes à la tête rasée. Il leur trouva une grande tolérance, fondée sur l’indifférence de la Voie du Milieu - « ni ceci ni cela », mais le détachement. C’est aussi dans le boud-dhisme que Lévi-Strauss a trouvé son inspiration écologiste, car aux yeux du Bouddha, toutes les espèces se valent dans la nature et l’homme n’y a pas de privilège. Dans Réflexions sur la liberté, l’ethnologue propose de renouveler les fondements des droits de l’homme : « On n’en aperçoit qu’un seul, mais il implique qu’à la définition de l’homme comme être moral, on substitue - puisque c’est son caractère le plus manifeste -celui d’être vivant(9). » Formule très simple. L’homme est un être vivant parmi d’autres. Dès lors, ses droits se limitent au strict respect des droits des autres espèces vivantes. « Le droit de l’environnement, dont on parle tant, est un droit de l’environnement sur l’homme, non un droit de l’homme sur l’environnement(10). »

Mais le bouddhisme n’implique pas une vue cavalière sur la disparition de l’homme ; et la colère devant la fureur destructrice de l’humanité a bien d’autres sources dans la vie de l’ethnologue. Par deux fois, il fit l’expérience de la cruauté historique de l’espèce humaine. Dès qu’il arrive dans le Nouveau Monde, il constate les ravages causés par l’Occident : Amérindiens en haillons dans des cabanes de paille, populations décimées par les épidémies et les massacres, nature dégradée. À l’inverse, le spectacle des magnifiques Bororo, coiffés de plumes d’ara, leur corps robuste décoré de duvets de couleur, le renforce dans l’idée que nous avons détruit d’autres splendeurs. Nous n’expierons jamais les crimes de la Conquête, ni la dévastation d’Hispaniola (aujourd’hui Haïti et la République dominicaine) : cent mille habitants en 1492, deux cents un siècle plus tard. Lévi-Strauss en était là quand, à cause des nazis, il devint gibier à son tour. Destitué de son poste de professeur par les lois antijuives, il parvint à s’enfuir à New York. C’est là qu’il adhéra aux Forces françaises libres, résistant par-delà l’Océan.

Sartre, qui manqua la Résistance, s’engagea après la guerre quand Lévi-Strauss cessa de s’engager. En 1961, Sartre publia la Critique de la raison dialectique ; un an plus tard, dans La Pensée sauvage, Lévi-Strauss s’en prit au philosophe. Il est vrai que, dans sa Critique, Sartre parle des primitifs comme d’une « humanité rabougrie et difforme », des mots impardonnables. Mais le plat de résistance est ailleurs. L’histoire a-t-elle un sens ? Pour Sartre, oui ; c’est presque une mystique. Pour Lévi-Strauss, non. L’histoire déploie les sociétés dans le temps, l’ethnologie les déploie dans l’espace. Est-ce à dire que l’ethnologue n’a pas de souci historique ? Bien sûr que si. Comme on le voit avec l’exemple des Caduveo quand Lévi-Strauss reconstitue l’ancienne culture des Mbaya dont ils sont les derniers descendants, « ...l’ethnographe fait de son mieux pour reconstruire les étapes historiques qui ont précédé dans le temps les formes actuelles (11) ».

L’histoire selon Sartre est un mythe aux yeux de Lévi-Strauss, et les historiens des créateurs de mythes, comme celui de la Fronde ou de la Révolution française, susceptibles d’interprétations opposées selon qu’on est frondeur ou partisan de la Cour, républicain ou royaliste. Au contraire, « le propre de la pensée sauvage est d’être intemporelle... Elle construit des édifices mentaux qui lui facilitent l’intelligence du monde pour autant qu’ils lui ressemblent(12). » L’histoire n’a pas de sens ; les mythes n’ont pas de sens. Mais ils éclairent les opérations de l’esprit humain, dont ils découvrent les fondamentaux.

Jamais plus de philosophie ? Vraiment ? À la fin de L’Homme nu, Lévi-Strauss récuse par précaution ce que les philosophes prétendraient lui faire dire. Tout au plus peut-on lui trouver, dit-il, « quelques convictions rustiques (13) ».

En 1970, dans Lévi-Strauss ou la structure et le malheur, j’avais imprudemment traité de sa philosophie. Malheur à moi ! Je reçus une lettre amicale m’indiquant que je confondais les échafaudages et la maison, et que je n’y revienne plus. Très bien ! Maintenant, lisons. En 1971, quand Lévi-Strauss fustige le « structuralisme-fiction », quand il le compare à « un dévergondage sentimental nourri de connaissances sommaires et mal digérées », quand il décrit l’existentialisme comme une « entreprise auto-admirative où, non sans jobardise, l’homme contemporain s’enferme en tête à tête avec lui et tombe en extase devant soi », quand il raille « l’atmosphère enfumée de leur tabagie dialectique(14) », c’est drôle, violent et puis, ce n’est pas faux. Mais que fait-il alors, sinon de la belle polémique philosophique ?

Il était une fois un jeune homme admirable qui fit de la philosophie par défaut, ne sachant pas encore ce qu’il voulait faire de sa vie. L’histoire en décida autrement. L’ethnologue qui dans toute son oeuvre récusa la philosophie est sans doute le meilleur philosophe de son temps, celui qui, ne posant pas de bornes à sa curiosité, a réfléchi sur les paniers vivants, un tableau de Nicolas Poussin, une collerette de Clouet, l’échange des bouteilles de vin dans les petits bistrots du sud-ouest de la France dans les années 1930, le mythe de Cendrillon et le mythe d’OEdipe, le Japon, les opéras de Richard Wagner, l’oeuvre de Chrétien de Troyes et le cannibalisme, la pensée de Jean-Jacques Rousseau et l’usage du hochet, on n’en finirait pas. C’est vrai, il ne donne pas de leçons. Sauf une. La leçon d’une pensée attachée à ne jamais abandonner l’aventure de l’esprit.