Nombreux sont ceux qui confondent mysticisme et spiritualité, et qui croient que l’homme ne peut que ramper, si la religion ne le soulève.
Andé Gide Journal, 4 janvier 1933

Olivier Rolin évoque ici Un chasseur de lion (éd. du Seuil) où il s’intéresse à la figure de Pertuiset, premier explorateur de la terre de feu, et ami de Manet. Un personnage qui a croisé deux fois, à 25 ans d’intervalle, l’existence de l’auteur.

Pour nous présenter son neuvième roman, Un brillant avenir (éd. Gallimard), Catherine Cusset a choisi de nous lire la dédicace écrite pour le supplément du Magazine Littéraire. Une belle invitation au voyage.

Ancienne élève de Lévinas, Sylvie Germain, prix Goncourt des Lycéens 2005 pour Magnus, évoque ici l’Inaperçu (éd. Albin Michel), roman qui explore « l’arborescence de l’imaginaire » à travers l’histoire d’une famille dans les années 60, dans laquelle s’immisce un mystérieux personnage.

La romancière Alice Ferney, 41 ans, présente Paradis Conjugal (éd. Albin Michel), histoire d’une femme qui, à travers un film de Joseph Mankiewicz, va s’interroger sur sa propre existence. Un texte qui dépeint le rapport de l’oeuvre et de son spectateur.

Critique d’art, fondatrice de la revue Art Presse, Catherine Millet a connu un grand succès avec La vie sexuelle de Catherine M. Elle poursuit son travail autobiographique avec Jour de souffrance (éd. Flammarion), où elle décrit les affres de la jalousie conjugale.

Professeur de littérature anglo-saxonne à l’université de Caen, Julie Wolkenstein présente son cinquième roman, L’Excuse (éd. POL), à la fois thriller et "piste au trésor" amoureuse, conçu à partir du Portrait de femme d’Henry James

Dramaturge, ancien pensionnaire de la Villa Médicis, Yann Apperry, 35 ans, est aussi l’auteur de cinq romans, dont Diabolus in Musica, (Prix Médicis 2000). Il évoque ici Terre sans maître (éd. Grasset), récit métaphysique d’un « demi-amnésique » qui tente l’ascension d’une montagne.

Traducteur et journaliste, spécialise du Moyen Orient, Mathias Enard, 35 ans, présente ici son quatrième roman, Zone (éd. Actes Sud), monologue intérieur d’un agent secret en route pour Rome, dont les souvenirs doivent beaucoup aux voyages de l’auteur.

Née à Paris, Gisèle Pineau, 52 ans, infirmière en psychiatrie, a déjà publié six ouvrages, dans lesquels elle questionne souvent ses origines antillaises. Elle présente ici son prochain roman, Morne Câpresse (éd. Mercure de France), qui décrit une utopique congrégation de filles perdues, en Guadeloupe.

Agrégé de lettres modernes, professeur d’histoire et passionné de sport, Bernard Chambaz, 59 ans, signe avec Yankee (éd. du Panama), le deuxième volet d’une trilogie des origines entamée avec Kinopanorama. Un roman tourné vers les Etats-Unis, qui embrasse toute la seconde moitié du XXe siècle.

Prix Goncourt des lycéens 2002 pour La Mort du Roi Tsongor, Prix Goncourt 2004 pour Le Soleil des Scorta, Laurent Gaudé, né en 1972, évoque son prochain roman, La Porte des enfers (éd. Actes Sud), où un père part rechercher son fils au pays des morts, sur les traces de Dante et d’Orphée.

Né en 1955, Régis Jauffret a bâti une oeuvre marquée par une écriture métrée, poétique et sarcastique. Univers Univers lui a valu le Prix Décembre 2003, Asile de fous le Fémina 2005 et Microfictions le Prix France Culture/Télérama 2007. Il présente ici son prochain livre, Lacrimosa (éd. Gallimard), dialogue épistolaire fantastique entre un écrivain et une suicidée.

Virginie Ollagnier, 38 ans, a été formatrice en communication, photographe et scénariste de bande dessinée. Son premier roman, Toutes ces vies qu’on abandonne (éd. Liana Levi) a été très remarqué. Elle évoque son deuxième livre, L’incertain, (éd. Liana Levi), inspiré par une grand-mère particulièrement moderne.

Ancien élève de Lévinas et de Ricoeur, Pascal Quignard, 60 ans, a produit une oeuvre importante, dont Terrasse à Rome (éd. Gallimard), Prix de l’Académie Française 2000, et Les Ombres errantes (éd. Grasset), Prix Goncourt 2002. Il évoque son dernier roman, Boutes (éd. Galilée), du nom d’un personnage antique qui choisit de céder à l’appel des sirènes. Le « neuvième et probablement dernier livre » qu’il consacre à la musique.

Né en 1949 à Salon-de-Provence, Philippe de la Genardière a publié une douzaine de livres, dont le très remarqué Simples Mortels (éd. Actes sud). Il évoque ici son prochain roman L’année de l’éclipse (éd. Sabine Wespieser), récit d’un philosophe confronté à la difficulté de penser son époque, qui retrouve foi en l’aventure humaine à la suite d’une heureuse rencontre.

Née en 1967 à Rennes, Nina Bouraoui a déjà publié dix romans, parmi lesquels La voyeuse interdite (éd. Gallimard), Prix du Livre Inter 1991 et Mes Mauvaises pensées, Prix Renaudot 2005. Elle évoque Appelez-moi par mon prénom (éd. Stock), inspiré par la relation de Marguerite Duras et de Yann Andréa, et par l’Adolphe de Benjamin Constant.

Remarquée pour ses talents de dramaturge, qu’elle a mis en oeuvre dans des pièces telles que Le passage et Chaos Debout, Véronique Olmi a également publié six romans. Elle évoque son prochain livre « autobiographique et totalement fictif », La Promenade des Russes (éd. Grasset).

Romancière, nouvelliste, dramaturge et lectrice aux éditions Gallimard, Catherine Lépront a reçu en 1992 le Goncourt de la Nouvelle pour Trois Gardiennes (éd. Gallimard). Elle publie à la rentrée Disparition d’un chien (éd. du Seuil), qu’elle décrit comme un « faux polar ».