Critique

L’un des succès surprises de cet été: le journal, sur 700 pages, de l’avocat Maurice Garçon durant la Seconde Guerre. Portraits à l’eau forte, doutes, ironies et éclairs de lucidité… Tout le contraire d’un pavé vert-de-gris.

L'Américaine a imposé son art d'orfèvre en seulement trois romans, publiés à dix ans d'intervalle.

Si (et non Si par... , comme dans la précédente traduction) une nuit d'hiver un voyageur, l'un des plus fameux livres de l'écrivain, témoigne d'un temps pas si lointain où fiction et théorie s'étreignaient encore dans un parfait amour.

Un recueil rassemble les textes de jeunesse que l'essayiste publia en Roumanie, entre 1932 et 1941. Son inclination fasciste n'y fait aucun doute mais, loin d'être univoque, elle est pétrie de paradoxes.

Critique. Une femme marche seule sur les chemins de randonnées où «une lumière noire éclabousse les feuilles». Ses journées sont rythmées par la recherche d’un sentier à suivre, d’un café pour se réchauffer, d’un abri pour la nuit où elle jettera sa couverture de survie.

Critique. Si, tombant dans une librairie sur Ma mère et moi de Brahim Metiba, vous passez votre chemin sous prétexte que, pensez-vous, après Marcel Proust, Fernando Pessoa quand il se fait Bernardo Soares, Georges Bataille ou même Hervé Bazin, quiconque cherche à écrire sur les liens entre une mère et un fils s’expose, dans le meilleur des cas, au ridicule, vous avez tout à fait tort.

L'écrivain fut pilote de chasse durant la guerre de Corée : une expérience fondatrice qu'il raconta dans son tout premier livre, paru en 1956 et seulement traduit aujourd'hui.

Fred Vargas

Fred Vargas a changé d'éditeur mais pas de braquet : dans son nouveau roman, elle parvient à entrelacer les plus sombres heures de la Révolution et une funeste équipée contemporaine en Islande.

La lecture du Dernier journal d’Henry Bauchau est très émouvante. Elle permet d’entendre résonner à nouveau sa voix éteinte le 21 septembre 2012. Car c’est «à la voix» qu’il écrit lorsque, à l’âge de 95 ans, sa graphie devient illisible.

Russell Banks

Sans jamais se départir d'une réelle humanité, Banks met en pièces le rêve américain. Tantôt mordant, tantôt compatissant, son dernier recueil de nouvelles est à l'image des chiens qui le traversent.