Emmanuelle Pagano, Saufs riverains. Trilogie des rives II

Emmanuelle Pagano, Saufs riverains. Trilogie des rives II

Ricochets sur un lac

Autour d'un lac d'altitude, sur les terres maternelles, l'écrivaine invente une géologie de la mémoire, entrelaçant le paysage et l'histoire familiale. Une rêverie brillante et miroitante, à l'unisson de l'élément aquatique, omniprésent.

Emmanuelle Pagano, ou plus exactement son double de papier, nous invite en excursion sur les terres de son enfance, édifiant en même temps le garde-fou qui en délimite le chemin. Une précaution nécessaire, tant le ressac de ses souvenirs charrie une marée d'alluvions. Son cadre est aussi un philtre poétique, un carrefour de langues : celle, administrative, « désuète et touchante », des archives judiciaires, procès-verbaux d'audience et actes notariés ; le patois familial, né non pas de l'occitan régional parlé par ses grands-parents, mais d'un « français réinventé, délicieusement bâtardisé », une « langue cantonale, de cousins, de voisins, de riverains », où les êtres se font objets, réif ...

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