Richard Russo, À malin, malin et demi

Richard Russo, À malin, malin et demi

Tumultes d'un patelin

Dans une petite ville américaine, un brave policier convaincu de sa nullité se retrouve veuf alors que sa femme s'apprête à le quitter. Armé d'une télécommande de garage en guise de sésame, il découvre une galerie de concitoyens hauts en couleur.

Comme le savent les spectateurs du film de Peter Bogdanovich La Dernière Séance ou les lecteurs de Stephen King, les petites villes des États-Unis produisent une langueur d'une qualité particulière, très différente de l'ennui que les Parisiens supposent aux provinces françaises. Cet état résulte d'une collision entre un rêve américain de réussite infinie promu dans la culture et dans la devise des traders (« The sky is the limit ») et les réalités de ces petites cités bornées par la géographie, peuplées de personnages qui auraient voulu partir mais ont dû se résoudre à rester, enchaînés par leurs déterminismes.

Depuis Le Déclin de l'empire Whiting, l'Amér ...

Réservé aux abonnés au site
Abonnez-vous au site pour lire l'intégralité de cet article.
Déja abonné ? Identifiez-vous