Charles Bukowski, Sur l'écriture

Charles Bukowski, Sur l'écriture

Une intarissable soif d'encre

« J'écris probablement trop. Mais c'est plus fort que moi. Je suis accro. » L'auteur américain écrivait comme il buvait, tout le temps, jusqu'à ce que mort s'ensuive. S'échelonnant de 1945 à 1993, un recueil de lettres et de textes sur la littérature révèle tout autant l'homme que l'artiste, bourreau de travail, exigeant et critique impitoyable envers ses pairs trop mondains. Un pur et dur.

Qui était le vieux Buk ? Un misogyne, un pornographe alcoolique, un féru de littérature qui délivre les déboires de son esprit malade par le biais de l'écriture... Or la maladie ou la faiblesse, comme le développent notamment Virginia Woolf ou Maurice Blanchot, est un état qui ouvre à l'expérience poétique. La puissance créatrice de Bukowski se trouve dans l'immédiateté de ce qui l'environne : un quotidien marqué par son addiction à l'alcool, aux « putains », et surtout à l'écriture. Ses textes - nouvelles, romans et poèmes confondus - ont tous un arrière-fond autobiographique. L'écriture et la vie se confondent.

Ce recueil de lettres destinées à des éditeurs, à des amis ou à des é ...

Réservé aux abonnés au site
Abonnez-vous au site pour lire l'intégralité de cet article.
Déja abonné ? Identifiez-vous