De l'or après l'horreur

De l'or après l'horreur

Sur l'air d'une vieille chanson que fredonnait sa mère, l'écrivain revisite ses souvenirs d'enfant élevé dans un Belleville où l'on parlait yiddish, au lendemain de l'Occupation. Le mémorialiste de l'intime n'est pas un fabricant de nostalgie à la petite semaine.

Le livre porte la mention « roman », mais il s'agit de souvenirs transcendés dans un récit. L'important, c'est la littérature, et elle y est bien présente. Se souvenir, rendre hommage ne suffit pas : il faut l'art et la manière de raconter avec le bon dosage de sentiment et de grammaire. Pour émouvoir, le mieux c'est d'avoir été ému. Ce fut le cas du jeune Henri Raczymow, toujours attentif à sa famille. Depuis 1973, il a publié une bonne trentaine de livres, dont Contes d'exil et d'oubli (1979), qui peut être considéré comme le terreau d'Elle chantait Ramona, car le petit-fils d'émigrants juifs polonais y rendait déjà hommage à ses grands-parents, Simon et Mania. Presque ...

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