Internet

Internet

Jorge Luis Borges, l'oracle du big data

L'auteur argentin n'a jamais formulé le moindre intérêt pour les robots ou l'informatique. Certaines de ses nouvelles, pourtant, semblent préfigurer l'infinie combinatoire des réseaux électroniques contemporains.

Le web. Nous y écrivons, lisons, rêvons, travaillons, polémiquons, consommons, séduisons, voyageons, disparaissons. Comme pour nous rassurer, nous avons essayé d'y voir non la production déshumanisée de transistors de silicium ou le pullulement infini d'humeurs lointaines, mais un territoire familier, fragile comme une toile d'araignée ou accueillant comme une bibliothèque. Plutôt que d'y voir un artefact technologique produisant sa propre intelligence glacée et sans finalité autre que sa propre extension, nous continuons d'approcher Internet par la métaphore inoffensive du livre, et nous nous plaisons à en faire une invention d'écrivain. Étonnamment, alors que les Essais de Mont ...

Réservé aux abonnés au site
Abonnez-vous au site pour lire l'intégralité de cet article.
Déja abonné ? Identifiez-vous