Spinoza face à l'écologie

Spinoza face à l'écologie

Si le philosophe se montre indifférent à la souffrance animale, l'homme n'est pas chez lui « environné » par la nature : il fait partie de ce grand être pensant.

Comment diable Spinoza a-t-il pu s'attirer la sympathie d'un grand nombre d'écologistes ? Depuis qu'Arne Næss, père de la deep ecology, a rédigé en son honneur un petit texte de circonstance (c'était en 1977, pour le tricentenaire de la mort du philosophe), Spinoza semble avoir reverdi. Pourtant, trois éléments empêchent tout green washing de l'auteur de l'Éthique. Le premier est une rupture affective. Alors que Platon, Lucrèce et presque toute l'Antiquité identifiaient dans les humains, les bêtes et parfois même les plantes et les étoiles, un même élan de Vénus - ô printemps, saison de tous les bourgeonnements ! -, Spinoza tranche dans le vif : il n'y a aucune ...

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