À chaque livre, nous découvrons avec horreur un homme imprimé à mort par les imprimeurs, édité à mort par les éditeurs, lu à mort par les lecteurs.

Thomas Bernhard Perturbation

GUIDE EXPOSITIONS  

 
ile de France

Étrange Arcimboldo

On connaît ses créations anamorphiques. Mais Giuseppe Arcimboldo a laissé à sa mort, en 1593, une oeuvre très variée. Le musée du Luxembourg présente une monographie consacrée à l'artiste.

Jusqu'au 13 janvier, 19, rue de Vaugirard, 75006 Paris.

Le Brun en sa galerie

La galerie des Glaces, à Versailles, peut enfin être découverte restaurée. Et, pour quelques semaines, toutes les étapes de son élaboration par Charles Le Brun.

Jusqu'au 16 décembre au château, 78000 Versailles.

Elsa et Louis

Installé à Paris dans les années 1950, le photographe Pablo Volta a fréquenté André Breton, Tristan Tzara. Et le couple Elsa Triolet-Louis Aragon, qu'il a fixé à de nombreuses reprises. Images intimes à découvrir dans leur maison des Yvelines.

Jusqu'au 25 novembre au Moulin de Villeneuve, 78730 Saint-Arnoult-en-Yvelines.

 

 
régions

daum et Galé

Parce qu’elle est riche en sable, bois, fougère et eau, la Lorraine a très tôt été un territoire privilégié de l’industrie du verre. Baccarat, Saint-Louis, Daum, Gallé… 600 verreries sont rassemblées à Nancy.

Du 6 octobre au 7 janvier au Musée lorrain, 64, Grande Rue, 54000 Nancy.

Le trait de Chaval

Chaval a créé, dans les années 1950-1960, un personnage à la Buster Keaton, évoluant dans un univers à la Beckett : celui-ci a peuplé les colonnes de Paris-Match, du Figaro, du Nouvel Observateur. Il occupe pour quelques semaines le scriptorial d’Avranches.

Du 28 septembre au 31 décembre au musée des Manuscrits, place d’Estouteville, 50300 Avranches.

 
étranger

Konstantin der Grosse

De sa conversion au christianisme à son instrumentalisation par Mussolini, trois expositions à Trèves évoquent le règne et la postérité de l'empereur Constantin.

 

Il est toujours impressionnant de découvrir la tête de Constantin, monumentale, dans la cour du Palais des conservateurs, à Rome. On peut cet automne voir sa réplique exacte dans le cadre de l'exposition consacrée à l'empereur romain (306-337) à Trèves.

C'est de trois expositions qu'il faut d'ailleurs parler. Le Rheinisches Landesmuseum s'intéresse au « Maître de l'Empire romain », évoquant au passage la vie à la cour et le rôle de l'armée. Le Musée épiscopal du Dôme et du Diocèse traite lui de « L'empereur et les chrétiens ». Le musée Simeonstift, enfin, se penche sur « Tradition et mythe ».

Autant dire que rien n'est oublié dans cette manifestation qui a bénéficié de prêts du Louvre, du British Museum ou encore du Vatican. On signalera donc quelques curiosités. Ainsi la belle collection de « bagues de fidélité », où l'inscription « fidem Constantino » marquait l'attachement des sujets à leur empereur. Ou les nombreuses copies, au fil des siècles, de la Donation de Constantin, ce faux rédigé au viiie siècle et qui faisait de l'empereur chrétien le garant de l'autorité papale.

Empereur chrétien, il fut le premier à l'être et, à ce titre, jouit d'un prestige tout particulier. La bataille du pont Milvius, en 312, qu'il aurait remportée sur son rival Maxence grâce à l'aide de Dieu, a été abondamment représentée. Et Mussolini, qui ne manquait jamais de s'attribuer des parrainages glorieux, organisa une marche le 28 octobre, jour anniversaire de la victoire : des extraits de film sont montrés à Trèves.

Jusqu'au 4 novembre à Trèves, Allemagne.