À chaque livre, nous découvrons avec horreur un homme imprimé à mort par les imprimeurs, édité à mort par les éditeurs, lu à mort par les lecteurs.
Thomas Bernhard Perturbation
Nuit du 3 au 4 juillet 1987. Palais de justice de Lyon. Le verdict tombe : l'ancien chef de la Gestapo de Lyon, Klaus Barbie, est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour des faits commis entre février 1943 et août 1944. Cette décision de la cour d'assise du Rhône est exemplaire par sa portée historique et symbolique, puisqu'il s'agit de la première condamnation pour crimes contre l'humanité prononcée en France.
Pour ce vingtième anniversaire, le centre d'histoire de la Résistance et de la Déportation, la Chaire lyonnaise des droits de l'homme, l'École normale supérieure de Lyon et la maison d'Izieu-Mémorial des enfants juifs exterminés coorganisent un grand colloque sobrement intitulé « Juger les crimes contre l'humanité ».
Au-delà du procès Barbie, présenté par l'historien Laurent Douzou, le colloque élargira sa réflexion à la genèse de cette notion juridique avec les interventions de Michel Massé ou Marcel Lemonde, cojuge d'instruction au Tribunal spécial Khmers rouges. Olivier Faron, historien et directeur de l'ENS, présidera une séance consacrée aux victimes et aux bourreaux. Très attendue, la conclusion de Pierre Truche, grand juriste qui fut le procureur général au procès Barbie.
Rens. : 04 78 72 23 11.
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