JAVIER CERCAS "LE ROMAN EST UNE ARME DE DESTRUCTION MASSIVE"

JAVIER CERCAS "LE ROMAN EST UNE ARME DE DESTRUCTION MASSIVE"

Habité par l'histoire de son pays, les blessures et les non-dits du franquisme, Javier Cercas est un adepte du roman sans fiction. Son écriture puise dans le réel autant que dans les modèles littéraires, de Cervantès à Vargas Llosa, en passant par Borges, Flaubert ou Leiris. Leur liberté et leur engagement restent à ses yeux la meilleure façon de lutter contre le fanatisme.

En écrivant Les Soldats de Salamine, Anatomie d'un instant et L'Imposteur avec les moyens de la fiction, à partir d'une enquête dans les archives et auprès des témoins, le Barcelonais Javier Cercas s'est révélé, tout en imposant un modèle du genre. Ses livres paient leur dette au roman, au scénario, à l'enquête historique, au reportage, à l'essai, à l'éditorial politique, aux vies parallèles. Tous les genres s'y fondent remarquablement, au service d'une vérité compliquée, vue à travers un év énement primaire. L'Histoire y est un chaos dans lequel la littérature a vocation à mettre un semblant d'ordre en lui donnant une forme. Au moment où paraît en français son premier l ...

Réservé aux abonnés
Abonnez-vous pour lire l'intégralité de cet article.
Déja abonné ? Identifiez-vous