Jim Harrison, grandeur nature

Jim Harrison, grandeur nature

Mort à 78 ans, au printemps 2016, le grand écrivain de l'Ouest américain laisse un émouvant testament littéraire. On y retrouve son humanité, son amour de la nature et des plaisirs de la vie, loin de l'agitation des hommes et du tintamarre urbain.

Big Jim avait du style et une gueule. Sa trogne le rend proche de ses lecteurs, sous le charme d'un insoumis qui n'a jamais pris la pose du grand écrivain. Jim Harrison joua la carte du naturel, roi ou as de coeur. Ce coeur, on le sent palpiter dans Le Vieux Saltimbanque jusqu'à entendre l'ultime battement du 26 mars 2016, date de sa mort par crise cardiaque en Arizona.

Dans les 148 pages de celui qui était né le 11 décembre 1937 dans le Michigan, on perçoit la grande humanité d'un artiste qui ne s'était jamais remis d'avoir perdu son père et sa soeur, tués par un chauffard ivre. Son père avec lequel il aimait pêcher. Le fils pêcha le reste de sa vie et, quand il ne taquin ...

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