Léautaud, couche-tard

Léautaud, couche-tard

De 1933 à 1939, Paul Léautaud a écrit sur sa liaison avec Marie Dormoy, fervente lectrice et ardente maîtresse. Inédites, ces pages sensuelles ne figuraient pas dans le Journal littéraire. Voici l'année 1936.

Il faut rendre justice à Marie Dormoy, qui a sauvé de l'oubli le Journal littéraire, en obtenant de Léautaud l'autorisation de le dactylographier. Elle est à Léautaud ce que Max Brod fut à Franz Kafka. Sans Marie Dormoy, les plus belles pages de Paul Léautaud auraient pu finir dans les flammes d'un autodafé volontaire. Le misanthrope, ennemi du pédantisme, piquait des colères noires contre son propre style s'il ne trouvait pas le bon tempo. Un mois après sa rencontre avec Marie Dormoy, en janvier 1933, les deux tourtereaux passèrent aux ébats amoureux. En marge de leurs effusions sensuelles, ils mettaient au net l'oeuvre en gestation constante. Le Journal littéraire est ...

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