Victor Hugo, les Misérables et l'économie

Victor Hugo, les Misérables et l'économie

Après un déferlement de discours politiques, sauf exception, plus consternants les uns que les autres, il n'est pas mauvais de revenir aux fondamentaux, de relire ceux qui, comme Tocqueville, Chateaubriand ou Hugo surent comme nuls autres associer le travail d'écrivain et l'engagement politique.

Hugo fut un parlementaire éminent, qui n'hésitait pas parfois à rudoyer ses égaux, comme dans cette fameuse apostrophe par laquelle il tente de réveiller les sénateurs paisiblement assoupis en face de lui : « Mes chers confrères, et dans le mot "confrère" on entend aussi le mot frère », ce qui, spécialement à l'époque et dans cette enceinte, était, il faut bien le dire, assez osé. Mais Hugo savait aussi reprendre son sérieux et délivrer des messages politiques de fond. J'aimerais, à titre d'exemple, vous citer presque en son entier ce passage admirable des Misérables où l'essentiel est thématisé en quelques phrases puissantes qui conservent aujourd'hui encore, aujourd'hui plus qu ...

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