La littérature pure, Ronan de Calan et Le Double Discours de Mallarmé, Annick Ettlin

La littérature pure, Ronan de Calan et Le Double Discours de Mallarmé, Annick Ettlin

La littérature pure, retour sur un serpent de mer

Cela pourrait apparaître comme une lubie d'un autre temps. Son enjeu divise toujours pourtant : la littérature, en effet, n'a-t-elle de comptes à rendre qu'à elle-même ? Pour Ronan de Calan, défendre sa parfaite autonomie, c'est la rendre inoffensive. Quant à Annick Ettlin, elle estime que Mallarmé, emblématique de cette posture, a été mal compris.

Longtemps, la littérature aura été cet arbre sans racines dont les branches ne semblaient tenir leur force que d'elles-mêmes, si bien qu'on ne pouvait l'étudier qu'en elle-même, par elle-même, parce que nous n'associions le plaisir que nous y prenions qu'à elle-même. Longtemps, c'est-à-dire depuis que l'idée d'une « littérature pure » n'a cessé de hanter les esprits, au point de faire courir aujourd'hui de sérieux risques aux acteurs de la vie littéraire : pour les écrivains, celui du formalisme ; pour les critiques, celui des affrontements vains ; pour le public, le dédain d'une littérature française qui pourrait laisser passer les grands défis du contemporain. Par conséquent, le brillan ...

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