La subversion poétique, aux avant-postes de la Commune

La subversion poétique, aux avant-postes de la Commune

Avant mars 1871, l'idéologie de Rimbaud l'inscrit déjà dans le camp des communards. Admirateur de la radicalité de Verlaine, il partage avec lui l'ambition d'un dynamitage social, politique et métrique.

À 14 ans, Verlaine envoie à Hugo « La mort » (1858), le plus ancien de ses poèmes connus, en soutien à sa lutte contre « Badinguet », le vampire de l'empire ; la caricature du bourgeois « Monsieur Prudhomme », son premier poème publié (1863), est un geste politique discret dans la Revue du progrès, vite interdite pour son anticléricalisme. Dans son premier recueil, Poèmes saturniens, le cryptage est si adroit... qu'on l'a cru apolitique. « César Borgia » livre pourtant un portrait-charge de Napoléon III, et l'anticléricalisme d'autres poèmes apporte le piment de la sédition. Les « juins » et « décembres » de « Grotesques » rappellent les tueries de 1848 ...

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