LES ARPENTEURS

LES ARPENTEURS

Par une drôle d'ironie, lesdits arpenteurs du premier roman de Kim Zupan passent la moitié du récit assis à converser dans le huis clos d'une prison. Bien que désignés par un même mot, ces deux hommes ont peu en commun. Hormis leurs origines paysannes (le titre original est The Plowmen, « Les Laboureurs »), tout oppose Val, jeune shérif adjoint taciturne, et John, meurtrier impassible de 77 ans. Une binarité classique, subtilement minée par l'auteur : les discussions de ces deux hommes aux trajectoires inversées révèlent la porosité de leurs positions et créent un point de rencontre, où ils vont se retrouver. Cet espace sera celui de la mélancolie et de la nostalgie. Et c ...

Réservé aux abonnés au site
Abonnez-vous au site pour lire l'intégralité de cet article.
Déja abonné ? Identifiez-vous