L'esprit de résistance. Face à l'obscurantisme islamiste, la bataille des mots

L'esprit de résistance. Face à l'obscurantisme islamiste, la bataille des mots

Pour un écrivain marocain, résister à l'islamisme, c'est d'abord ne rien lui céder sur le plan du discours, être intraitable sur l'usage des mots et des concepts : bien vite, alors, l'intégrisme se révèle être une baraque branlante, construite sur du sable.

Résister à l'islamisme, pour un intellectuel, c'est se jeter dans une bataille de mots. Cela suppose d'abord, pour ne pas « ajouter au malheur du monde », bien définir les mots qu'on emploie. C'est pourquoi mon point de départ consiste à ne jamais attaquer l'islam en tant que foi. Il faut faire la distinction entre foi et religion pour ensuite s'attaquer à l'exploitation à des fins politiques de la religion, puisque c'est cela qui constitue l'islamisme.

Une telle distinction entre foi et religion semble aller de soi. « Vous enfoncez des portes ouvertes », pourrait-on nous objecter. Non. Quand des Le Pen (le père), des Wilders ou des Hirsi Ali s'expriment sur le sujet, ils ne prenne ...

Réservé aux abonnés au site
Abonnez-vous au site pour lire l'intégralité de cet article.
Déja abonné ? Identifiez-vous