Marie Moscovici, une femme de parole

Marie Moscovici, une femme de parole

Pour Marie Moscovici, lire suffirait à justifier son existence. Un goût de la lecture associé bien sûr à celui de la littérature. Baudelaire lui est ainsi révélé en quatrième par Colette Audry, professeur mais aussi écrivain proche de Sartre et Beauvoir, aux opinions et moeurs suffisamment affranchies pour éveiller une adolescente d'après-guerre.

Marie, fille d'une famille juive polonaise immigrée peu avant sa naissance à Paris, enfant ballottée pendant l'Occupation sous le faux nom de Bataille, apprend vite la notion de combat. Avec pour seule arme le yiddish comme langue d'origine. D'où, peut-être, reconnaît-elle volontiers aujourd'hui, cet intérêt croissant au fil du temps pour ...

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