ROM@NS ÉPISTOL@IRES

Depuis près de dix ans, de nombreux romans intègrent le courriel comme élément de leur intrigue. Jeux sur l'identité, le temps, le graphisme, ces livres reproduisent les inventions du roman épistolaire - sauf quand ils se déploient directement sur Internet.

Le roman est une formidable machine à s'approprier la nouveauté. Le roman épistolaire n'est pas différent. Après s'être nourri de la lettre, du pneumatique, du télégraphe, du téléphone, du minitel et de la télécopie, le voilà qui accueille le courriel, la messagerie instantanée le tchat ou clavardage et le SMS le texto.

Il est devenu banal d'évoquer la présence de courriers électroniques dans des romans qui ne relèvent pas du genre épistolaire. On en trouve chez la Marie Desplechin de Dragons 2003, le Saul Bellow de Ravelstein 2000, le Frédéric Beigbeder de 99 francs 2000 ou le [...]

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Par Benoît Melançon *