Mme de Sévigné, LETTRES OUVERTES

Mme de Sévigné, LETTRES OUVERTES

Mère dévorante ou aimante ? Femme jalouse de son intimité ou soucieuse de sa postérité ? Esprit clairvoyant ou précieuse aveugle aux injustices de son temps ? La marquise reste insaisissable dans sa correspondance, dont paraît une nouvelle édition.

Orpheline à 7 ans, Marie de Rabutin-Chantal est veuve à 25. Elle s'était mariée de nuit, comme c'était courant de le faire, de peur que le diable ne vienne « nouer l'aiguillette » du mari. On s'inquiétait pour rien. Du côté de l'aiguillette, Henri de Sévigné ne craint personne, il réussit même à mourir dans un duel pour une femme qui n'est pas la sienne. Marie dira de lui qu'elle « l'aimait, mais ne l'estimait pas tandis que lui l'estimait, mais ne l'aimait pas ». Elle a reçu une belle éducation (mathématiques, latin, italien, espagnol), mais une éducation de fille. Pas de rhétorique par exemple, réservée aux garçons. On devine que gagner une place dans la littérature de l'époque n'est pa ...

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