Philippe Djian, 37,2° le matin

Philippe Djian, 37,2° le matin

Il aura suffi d'une semaine pour que Zorg, mécanicien en tous genres, et Betty deviennent inséparables. Leur coup de foudre s'est rapidement développé en une dépendance passionnelle et charnelle. Il faisait une chaleur insupportable dans ce coin de campagne perdu en province où le quotidien de Zorg est rythmé par les crises d'aigreur de son propriétaire. Impossible pour Betty, Antigone dévoyée, de se contenter d'une morne existence passée dans un bungalow et des lambeaux de bonheur que lui propose son amant. D'autant qu'elle voit en lui un futur grand écrivain et décide d'organiser son succès en envoyant son manuscrit à une série d'éditeurs hermétiques. Mais son horreur de l'injustice et de l'autorité l'entraîne dans des états limites de moins en moins contrôlables. Son courroux n'épargne rien ni personne : le propriétaire et son bungalow, l'éditeur à la critique acerbe, la cliente continuellement insatisfaite dans le restaurant où il travaillent en attendant l'avènement d'une publication. Le couple s'engouffre progressivement dans la folie, passant d'un absolu amoureux à une tragédie digne de l'imaginaire oedipien. L'intrigue, qui se déroule pourtant au coeur de la province française, nous plonge dans un univers semblable à celui des romans américains des années 1960 grâce au style emblématique de Philippe Djian.

ET AUSSI...

LES VITAMINES DU BONHEUR, Raymond Carver.

LA SALLE DE BAIN, Jean-Philippe Toussaint.

L'HOMME DE PAROLES, Claude Hagège.

LES NOCES BARBARES, Yann Queffélec.

LE DÉSENCHANTEMENT DU MONDE, Marcel Gauchet.

LA PENSÉE 68, Luc Ferry et Alain Renaut.