Philippe Rahmy : Alors, Shanghai ?

Philippe Rahmy : Alors, Shanghai ?

Dans le récent Béton armé, l'écrivain aux os de verre embrasse et affronte la ville chinoise. Avec un peu de recul, il revient pour nous sur ce premier et dernier voyage, entre douleur, fascination et dépit.

Entravé par mon corps, voué à une existence sédentaire, que me reste-t-il de mon voyage en Chine, de mon séjour à Shanghai, cette aventure dont je savais qu'elle serait la première et la dernière du genre, car trop éprouvante, au-dessus de mes forces ? De quoi se souvient-on quand une expérience ponctuelle, en raison de sa radicalité, devient métaphore de la vie, comme un soleil s'effondrant sur lui-même, baigné de rayons, dévorant ses forces et toutes les choses à sa portée ?

Moi qui n'avais voyagé que dans les livres, je me croyais étranger à la mythologie du voyage. Les peuples lointains, tels que je les imaginais, très différents du portrait qu'en faisaient l ...

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