Prose et transe du Sibérien

Prose et transe du Sibérien

En 1945, un jeune Soviétique rencontre un prisonnier japonais, le médecin Hirotaro. Entre Gogol, Pergaud et Dostoïevski, l'auteur sibérien compose un roman ample et maîtrisé, subtil et généreux.

Nous sommes en Transbaïkalie en 1945, quelques mois avant que ne soient larguées les deux bombes sur Hiroshima et Nagasaki. À Razgouliaevka, petit bo urg perdu au milieu de la steppe, terre bouriate de magie et de superstition, la vie s'écoule, suspendue. Petka, l'enfant bâtard, le parasite, Lionka, Valerka et les autres jouent à chercher Hitler dans les fourrés. Qui sait ? Ce « salaud de fasciste » est sûrement caché dans le coin. Le camp de prisonniers, où croupissent les « Japs » capturés à la bataille de Khalkhin Gol, et qui meurent mystérieusement dans la mine voisine, est dirigé par le camarade lieutenant-chef Odintsov, qui a été blessé à Königsberg et fascine le garçon. Grand-père ...

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