Rencontre tardive avec un rebelle

Rencontre tardive avec un rebelle

Ou comment on a pu passer à côté de l'auteur dans sa jeunesse puis se prendre de passion pour son panache.

À 20 ans, Romain Gary, connais pas. Et pourtant, de l'autre côté de la courette du lycée parisien Condorcet, en khâgne de lettres modernes, s'assied chaque jour son fils, Diego. Nous avons le même âge. C'est un joli garçon aux cheveux raides, à l'air triste, qui s'évanouira il me semble en cours d'année scolaire. Nous sommes en 1981, sa mère s'est suicidée deux ans plus tôt, son père en 1980. Diego, isolé comme un sourd, reste enfermé dans son chagrin.

À Condorcet, nos (excellents) profs de français, nous font lire Gérard Genette et Jean-Pierre Richard, Todorov et Philippe Lejeune. La littérature est affaire de pactes, de paratextes, d'érotisme des paysages. J'adorais. Mais, à forc ...

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