Trop dissipé pour être admis en amphi

Trop dissipé pour être admis en amphi

Les universitaires français se sont longtemps pincé le nez devant l'oeuvre de Gary, considéré comme un homme de coups éditoriaux et médiatiques. Qui plus est, le franc-tireur affichait son dédain pour la théorie et le purisme stylistique.

L'incompréhension de l'université pour l'oeuvre de Romain Gary a longtemps été totale. De son vivant, aucune étude d'ampleur ne lui a été consacrée. Son nom n'est pas cité dans la plupart des histoires littéraires. Même les études portant sur la littérature et la guerre l'ignorent. Plusieurs facteurs se sont combinés pour créer ce silence. D'abord, la virulence du conflit idéologique de l'après-guerre. L'indépendance de l'écrivain, politique mais aussi littéraire, a joué contre celui qui se définissait comme « un irrégulier ». Gaulliste atypique, il est marginal dans son propre camp. Depuis son premier poste diplomatique, à Sofia, de 1946 à 1948, où il voit de très près la réalité du pouv ...

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