Un mentor inattendu

Un mentor inattendu

Dès leur première rencontre, Gary est subjugué par le savant et penseur jésuite Pierre Teilhard de Chardin.

C'est grâce à leur ami Henri Hoppenot, alors représentant permanent de la France au Conseil de sécurité de l'ONU, que se sont rencontrés, en octobre 1952, Romain Gary, porte-parole de la délégation française, et Pierre Teilhard de Chardin, en séjour à la résidence des jésuites de New York. Celui-ci mentionne à la date du 26 octobre de son Journal inédit (conservé aux archives de la Province de France de la Compagnie de Jésus) qu'il a entretenu Gary de l'« usure du nom de "Dieu" ». Il en parle à sa cousine Claude Aragonnès dans une lettre du 29 octobre ; on en déduit qu'il a apprécié la conversation du romancier-diplomate au point de parler « assez intimement » avec lui.

As ...

Réservé aux abonnés au site
Abonnez-vous au site pour lire l'intégralité de cet article.
Déja abonné ? Identifiez-vous