Une rentrée littéraire en réalités augmentées

Une rentrée littéraire en réalités augmentées

À la croisée du roman, de l'enquête, de la biographie et du témoignage

Alors que l'autofiction est devenue une vieille dame, la littérature du je se déploie dans une autre zone franche, à la croisée du roman, de l'enquête, de la biographie et du témoignage. Laboratoire inventif ou solution de facilité ?

Le triomphe du roman sans fiction

Je n'est pas toujours un autre. Il arrive qu'il s'affirme comme étant l'auteur et nul autre. Ainsi le pacte de lecture est-il clairement établi qui nous dispense de chercher à retirer les masques superposés sur le visage de celui qui signe de son nom en haut de la couverture. Le genre n'est pas nouveau. Les Américains l'ont brillamment illustré, du Truman Capote de De sang-froid (1966) au William T. Vollmann de La Famille royale (2000), en passant par le Norman Mailer du Chant du bourreau (1979).

Qu'il s'agisse de comprendre le passage à l'acte de meurtriers, la prostitu ...

Réservé aux abonnés au site
Abonnez-vous au site pour lire l'intégralité de cet article.
Déja abonné ? Identifiez-vous