Virée en roue libre

Virée en roue libre

Publié en 1966, ce roman raconte le voyage aller-retour, du Texas à New York, d'un ancien marine balourd, aux prises avec des péripéties et des personnages loufoques. Une dérivation burlesque de Sur la route, où la mythologie beatnik se mue en carnaval.

Les amateurs de westerns classiques gardent un souvenir inoubliable d'un John Wayne borgne dans le rôle du très bougon Rooster Cogburn, héros du magnifique True Grit de Henry Hathaway (Cent dollars pour un shérif pour la version française). Les adeptes de la modernité se souviennent plutôt d'un Jeff Bridges non moins borgne et bourru dans le remake des frères Coen, réalisé quarante et un ans après. Mais il est un nom sans doute oublié de la plupart des cinéphiles : celui de Charles Portis, auteur du roman dont sont tirés les deux films.

Pourtant, l'écrivain était une célébrité aux États-Unis à la fin des années 1960. Ex-plume du New York Herald Tribune, i ...

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