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Louis Althusser

Référence capitale pour plusieurs générations d'intellectuels, le célèbre philosophe électrisa la pensée politique des années 1960. Quatre de ses fameux anciens élèves évoquent pour nous leur enseignant, dont l'esprit hantera l'année à venir.

Actualités
  • Par Pierre Assouline. Entre nous, c'est-à-dire entre vous, lecteurs fidèles ou plus récents de notre magazine, et nous, qui le réinventons jour après jour, on ne va pas se raconter d'histoires : ces temps-ci, la presse se cherche sans toujours se trouver ; désorientée et bousculée, elle est troublée comme jamais par les incertitudes planant sur son avenir. Nous sommes tous plus ou moins logés à la même enseigne.

  • Michel Houellebecq

    Par Maurice Szafran. Donc, il ne serait pas de bon ton d'évoquer la politique dans un journal, le nôtre, avant tout littéraire. Politique, un gros mot ou presque. D'autant moins que Michel Houellebecq - c'est évidemment de lui qu'il s'agit - est consacré ici et là, en France et à l'étranger, comme la définition même de l'écrivain, l'écrivain avec É majuscule, l'écrivain-artiste, l'écrivain en tant qu'artiste. Proust, Céline - Céline, Modiano - Houellebecq... voilà où en est, à en croire nos critiques, la littérature française.
    Quelle vulgarité alors que de ramener « l'artiste » Houellebecq à la politique.
    Alors, soyons vulgaires.

  • Dossier. Vallées sans retour, prêtres pervers, chairs viciées, vierges effarées… la littérature gothique sort de son caveau. De Frankenstein à Lewis, ce dossier explore à travers les âges la contagion gothique. Par François Angelier

  • Comment font les régions pour se vendre au cinéma ? Elles ont leur salon. Organisé notamment par les éditions Gallimard avec Flammarion, Casterman, Verticales…, le Salon des lieux de tournage est l’occasion de promouvoir une région ou un site ainsi que l’adaptation de romans. Du 3 au 4 février, Carreau du Temple, Paris 3e, entrée gratuite pour les professionnels.

  • «La Lyon-Turin-Ferroviaire doit être sabotée.» L’écrivain italien Erri De Luca ne s’attendait pas en s’indignant dans une interview donnée au journal en ligne Huffington Post, le 1er septembre 2013, le mènerait tout droit au procès. C’est qu’il s’agit d’un sujet sensible : le projet de construction d’une ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin dans le Val de Suze. Il comparaît le 28 janvier, accusé d’incitation au sabotage et risque cinq ans de prison.

  • « Si vous m’avez invité, ce matin, ce n’est pourtant pas pour chanter l’honneur et la grandeur de l’humanité – mais c’est pour pleurer, hélas, les progrès de cette inhumanité radicale, de cette bassesse, qui s’appelle l’antisémitisme. » Bernard-Henri Lévy s’est exprimé à l’assemblée générale de l’ONU le 22 janvier, à l’occasion de la séance exceptionnelle des Nations Unies consacrée à la montée de l’antisémitisme dans le monde.

  • En décembre 1943, lorsque Lucien Febvre déclame la leçon inaugurale de son nouveau cours sur Michelet, l'auteur de La Sorcière et de l'Histoire de la Révolution française est devenu un classique, mais un classique dépassé, auquel on accorde des qualités de style inversement proportionnelles à la rigueur de la méthode scientifique. Pourquoi déterrer Michelet ?

  • Il y a les traditionnelles, les anciennes, celles qui sentent la cire et le papier vieilli, et dont le parquet craque sous vos pieds. Il y a les artistiques, les conceptuelles, où les grands noms de la littérature badinent sur leur étagère avec des dessinateurs, des designers et des graphistes. Alors que la rentrée littéraire de l’hiver débute, nous sommes allés à la rencontre de ceux qui font vivre les librairies de quartier de la capitale.

  • «Viendra bientôt un temps où les amoureux des lettres se murmureront à l’oreille: “Avez-vous lu Cluny?”, comme leurs prédécesseurs en 1880 se chuchotaient: “Avez-vous lu Nerval?” ou “Avez-vous lu Stendhal?”». Ainsi déplore Jean-Yves Masson la disparition du poète Claude Michel Cluny, qui s’est éteint dimanche dernier à l’âge de 84 ans.

  • Critique. Imaginez une écrivaine qui, loin de cajoler les journalistes comme le font généralement les débutants ambitieux, s’offrait le luxe d’afficher en ouverture de son site personnel cette phrase : «Si vous êtes un journaliste ayant l'intention de piller ce que vous trouverez ici, nous ne pouvons pas vous en empêcher - cela sera simplement une tache indélébile sur ce qu'il vous reste d'âme.» Par Alexis Liebaert

  • Afin de fêter le prix Nobel Patrick Modiano, le Théâtre de la Ville organise une soirée exceptionnelle, en présence de l'auteur, le 19 janvier. Le public assistera aux lectures de Dora Bruder, Dans le café de la jeunesse perdue et Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier par Catherine Deneuve et Sami Frey. L'événement sera diffusé le 22 février à 21h sur France Culture. Entrée gratuite sur réservation.

  • Suite et fin de notre feuilleton collectif, écrit cette année par 12 écrivains. Un écrivain journaliste enquêtant sur l'extrême droite belge s'intéresse particulièrement à l'un de ses membres, vivant toujours dans la clandestinité à Gand. Le gratte-papier en rencontre la soeur, Monique, désormais installée en Tunisie. Celle-ci évoque sa jeunesse, à Charleroi, sous la coupe d'un père violent et raciste, puis prend la poudre d'escampette, lasse d'être importunée à propos de sa famille... Par Alexis Brocas

  • «Je n’ai pas trop envie de parler de mon livre en ce moment.» Dans un entretien que Michel Houellebecq a accordé à Canal+, l’écrivain s’est déclaré ému et solidaire du mouvement d’indignation général. L’auteur de Soumission disait suspendre la promotion de son livre «pour se mettre au vert». Il participera toutefois au festival de Cologne en Allemagne à l'occasion d'une lecture de Unterwerfung (soumission en allemand) le 19 janvier.

  • Dimanche 11 janvier, les ministres européens de la Culture ont tenu à réaffirmer leur engagement après les attentats meurtriers de ces derniers jours.

  • Cabu invité à l'émission Apostrophes en 1980

    Dans un entretien accordé au Figaro, Bernard Pivot se souvient de Cabu et Wolinski et de leur humour canaille. L'animateur d'Apostrophes faisait appel aux dessinateurs pour commenter son émission. Dans les débats, leur humour «faisait merveille. Ce rire décalé apportait beaucoup.»