Obama vote Philip Roth... et réciproquement
Les candidats américains mettent rarement en avant leurs références littéraires. Dans une interview donnée au journaliste américain Jerry Goldberg, le prétendant démocrate, Barack Obama, a cependant évoqué sa dette envers les intellectuels juifs en général, et envers Philip Roth en particulier. « Je dis souvent en plaisantant que ma formation intellectuelle s’est faite à mon insu, à travers la lecture d’écrivains et d’universitaires juifs. Des théologiens à Philip Roth, ils m’ont aidé à forger ma sensibilité ». Or, en mai dernier, Roth confiait au quotidien allemand Der Spiegel : « Obama est attirant, intelligent, extrêmement pondéré. Sa position au sein du parti démocrate me convient assez, et ce serait un événement merveilleux pour notre pays s’il était élu. Mais n’écrivez surtout pas que je vais voter pour lui ! Ce serait le baiser de la mort : je vote rarement pour le gagnant ».